Les bienfaits de la sève de Bouleau

12 février 2021 Non Par MaisonBio

Le bouleau pubescent (Betula pubescens ou Betula alba) est une espèce de bouleau bien connue des peuplades d’Europe du Nord : elle joue chez elles un rôle important, tant au niveau de la vie quotidienne, qu’au niveau symbolique. Le bouleau aime les landes siliceuses aux sols mouillés en permanence, voire les terrains marécageux ou tourbeux. On le retrouve en France dans certaines régions de montagne.

L’écorce de cette espèce de bouleau est lisse, blanche avec des nuances rosées, elle se détache en lambeaux très fins qui ressemblent à du papier.

La sève peut être recueillie par percement d’un trou dans le tronc : dans ce cas, une canule est souvent mise en place et le trou sera ensuite bouché avec de l’argile ou une cheville de bois. Il est possible aussi de sectionner une branche : son extrémité va laisser sourdre le liquide ; la branche peut même être enfoncée dans une bouteille et la fourche peut servir à suspendre celle ci.

Elle renferme de nombreux principes actifs tels que des tanins, des dérivés flavoniques, des sesquiterpènes et de la vitamine C.

INDICATIONS

La sève de Bouleau sera utile dans les cures de printemps, chez les rhumatisants pour lesquels le taux sanguin d’acide urique est élevé, ce qui peut provoquer des douleurs articulaires parfois violentes. Elle peut être donnée dans certaines maladies de peau : érysipèle, allergies, etc.

Elle est aussi indiquée, en fin d’hiver, chez les sujets dont la nourriture a été trop pauvres en végétaux crus, trop carnée ou riche en sous produits animaux comme les laitages. Elle a un fort effet diurétique utile dans certaines cystites et contribue à éliminer le cholestérol. Elle est aussi intéressante pour les personnes atteintes de cellulite.

La sève de bouleau fait partie des remèdes naturels en lesquels l’homme a eu recours dans son incessante recherche de longévité. Elle est à classer au côté des autres plantes dépuratives, actives selon d’autres modes, sur d’autres organes.

PATHOLOGIES

Rhumatismes, excès d’acide urique, érysipèle, allergies, cures de printemps, cystites infectieuses ou inflammatoires, hypercholestérolémies, cellulite.

Source : Précis de phytothérapie de Christian Escriva